Il a été convenu que chaque membre du « groupe des 30 », c’est-à -dire les personnes investies en responsabilité sur les 3 collèges constitués, fasse sa déclaration de flamme comme pour donner le « la » et susciter l’envie d’une multitude de déclarations à dire, à lire, à voir, à entendre, à donner comme des traces d’une humanité rassemblée, d’une humanité retrouvée ou à trouver.
Les déclarations de flamme sont en cours d’insertion, elles s’ajouteront quotidiennement.
Fabien Delisle, Déclaration enflammée
Entreprendre les murs du bateau ivre, c’est à la fois retrouver un plein de mémoire et un vide nécessaire au recommencement. Vide d’une culture tourangelle qui ne cesse de nous filer entre les doigts. Alors en multipliant ces doigts à créer un filtre apte à retenir nos illusions, c’est le chantier de la création qui doit se mettre en œuvre. Une certaine abolition des limites qui assignent chacun de nous au rôle qu’il pense avoir, sans imaginer qu’il ne s’agit aucunement d’un rôle, mais de la vie, et qu’à ce titre, tout est permis. Rompre avec cet ethnocentrisme d’un cœur de France, peu en phase avec l’ailleurs, celui là même qui nous rendra plus riche. Car faut-il avoir si peu confiance en des valeurs imaginatives, pour toujours rappeler la grande l’histoire. Moi je veux la petite, mais la notre, celle qui cherche sa pertinence dans le temps.
Marie Lansade, Y a-t-il une vie après la mort ?
La réponse ne presse pas. Ce qui urge, bruisse et interpelle, ce sont les solutions collectives et citoyennes à inventer pour que le mot humanisme figure encore dans le dictionnaire de nos enfants à venir. Des chants rêvés dans les champs du possible ; des arcs de sourires pour dégommer les soudures ; des mots dits, écrits, murmurés et happés pour inventer un alphabet qui ne souffre pas la garde à vue ; des hymnes chorégraphiés coloriant l’espace ; des paroles partageuses comme autant de balançoires ; des refus mis en scène dans une esthétique intelligence ; des matins amoureux des saisons.
Une ville et ses deux fleuves. Un Bateau. Les fleuves ont charrié nos adolescentes colères et leurs solitudes exacerbées. Ils ont fait voyager nos matures désirs. La ville est restée notre point d’ancrage. Une ville et ses essentielles étapes de vie et de rencontres. Un Bateau comme une cathédrale engrangeant en ses flancs nos plus belles émotions artistiques. Une nécessaire géographie, aussi viscérale qu’un chien et son réverbère.
Faire partie de ce collectif des 30. Comme une enveloppe quasi charnelle qui conjugue le collectif à l’engagement individuel. Un temps citoyen d’échanges et de réflexions. Sans doute cette aventure ne s’arrêtera pas là . Notre volonté est bien sûr que le Bateau continue de voguer, le plus près possible de la façon dont on l’a imaginée. Ne pas réussir serait tout, sauf un échec. Ces quelques intenses semaines ne sont que les prémisses à des mises en action qui pourront sans nul doute s’exercer vers d’autres citoyennes latitudes.
Christophe Dupin, Ma flamme
Tiens ! C’est allumé au bateau, il doit y avoir du monde…
Pour aller contre l’ordre des choses qui voudrait que le Bateau se transforme en une « Magnifique résidence, du studio au T4, en plein cœur de Tours, capitale de la Loire, à deux pas de la gare SNCF, 55 minutes seulement de Paris en TGV et de Londres en avion, commerces et théâtres à proximité, parkings en sous-sol, service de gardiennage, vidéosurveillance à tous les étages ».
Résister pour que ce lieu reste à nous et le devienne encore davantage en y mettant du notre : de notre argent, de notre âme, de notre voix, de notre personnalité. En faire un lieu chaleureux et accueillant tous les jours, tous les soirs de l’année, un lieu vivant, bouillonnant, effervescent, de rencontres, d’émotions, de réflexion, de plaisirs, de transmission, de simplicité, d’amitié, de citoyenneté. Comme une ruche où chacun ramène de l’extérieur quelque chose qui va contribuer à la vie de ce lieu, une ruche riche où la reine est nous. Un peu d’utopie pour avoir un cap, inventer une formule qui puisse assurer un bon fonctionnement, créer un organisme social qui n’existe pas encore où chacun s’y retrouve.
Résister à cette atomisation de la société, résister au renoncement politique, résister à ce système économique broyeur d’existence, résister à cette consommation sans sens, résister à cette fatalité triste sans lendemain heureux. Résister pour notre survie, résister pour nos enfants, résister pour nos vieux jours. La richesse est là dans ce que nous pourrons réinventer et entreprendre simplement. Le vrai sens du politique. Il n’est pas sûr que nous y parvenions. L’aventure doit être tentée ici, c’est juste une question de vie !
Bruno Jéronimo
« Non ce n’était pas le radeau , de la méduse ce bateau , qu’on se le dise au fond des ports …. »
A chacun son ancre pour exprimer sa volonté . Vogue la galére !!! Et bien non … Hissez haut , matelots . Largons les amarres et continuons à faire voyager ce merveilleux Bateau auquel nous pourrons même y ajouter quelques mâts , et le rendre toujours et encore plus beau . Tel un fameux trois mâts , prêt à accueillir tous les voyageurs en partance pour la l’ Art et la Culture…
A vous toutes et tous…
Bienvenu à bord.
Claude Bourdin
Le Bateau Ivre vogue sur les flots culturels de Tours depuis 28 ans. Ce vaisseau spectacle a accueilli à son bord 1500 artistes et deux générations de spectateurs. La vaillante amirale Gisèle a décidé de jeter l’ancre fin décembre.
Un nouvel équipage, le collectif « Ohé du bateau », souhaiterait reprendre ce navire des arts avec l’aide des citoyens.
Cette démarche participative qui s’inscrit dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, pourrait redonner un nouveau souffle au bateau.
Afin que cette utopie réaliste soit au service d’une culture diversifiée et métissée, rejoignez nous sur le pont d’un Bateau Ivre, nouvelle génération !
Hugues Barbotin, O mon bateauohohoooooooo !!!
Que dis-je, NOTRE bateau,
Toi qui a accueilli tant d’artistes,
Apporté tant d’émotions,
Provoqué tant de rencontres,
Initié tant d’aventures,
Conduit les petits sur les grandes scènes, offert des moments artistiques forts et uniques, souvent joué la comédie ou la tragédie, pour le plaisir de nombreux amateurs, vogue encore un peu s’il te plait reste près de nous et ne quitte pas tes mers promises les tourangeaux et les autres ont plus que jamais besoin de toi,..
A très vite donc pour de nouvelles croisières…
Kevin Turpeau
Piètre écrivain, voici mon modeste présent à la salle qui m’a offert les
plus beaux souvenirs de concerts.
Lorsque la pénombre habille peu à peu la basilique, au moment où les clochers
de la cathédrale s’endorment, quand seule la Lune illumine les cieux
suspendus au dessus de la Loire … à ce moment précis ou la poésie du
crépuscule ne suffis plus, seul, navigant en eaux troubles et souvent
hasardeuse, s’éclaire LE bâtiment des noctambules, le Bateau Ivre ouvre Ã
nouveau ses portes, généreuses, bigarrées, alternatives.
Anthony Fleury
Les murs du Bateau Ivre respirent et transpirent encore. Ohé du Bateau est une occasion magnifique de donner une seconde existence à cet espace qui fut le dernier bastion des lieux musicaux alternatifs tourangeaux. Afin de poursuivre son histoire pleine et tumultueuse et continuer à y inviter de nombreux artistes, ce lieu à jauge humaine est encore capable d’allier parfaitement convivialité, proximité, rencontre et partage grâce à un fonctionnement participatif, un contenu trans-sectoriel et surtout un retour oh combien indispensable en les temps qui courent du mariage de la culture et du social en insistant sur sa place dans le quartier, dans la cité. Voici un moyen modeste mais néanmoins utile de se réapproprier le terme « entreprendre » et commencer ainsi à replacer l’homme au coeur de l’économie.
Robert Verrière (Bob) – flamme, flammeurs, flammez…
J’ai eu la chance de connaitre les touts débuts de l’aventure « Ivresque » rue Eugène Durand… de poursuivre le bateau à son nouveau port d’attache.
Je m’y suis surpris,
Je m’y suis ému,
Je m’y suis produit,
J’y ai produit des artistes,
J’ai eu un pincement là , dans le coin du cœur quand la voile de la dernière séance est tombée…
Gisèle, Joël, merci pour votre implication totale dans cette aventure et au-delà !
Le bateau Ivre est mort, vive le Bateau !?
Eh bien non, point de fatalité !!! je ne peux pas imaginer rester les bras croisés à voir sombrer le bateau tel un vulgaire Titanic dans les eaux inertes et froides de calculateurs de tous poils. L’idée est belle, il faut qu’elle vive.
Ohé du Bateau c’est avéré être une vraie réponse honnête et sincère qui ne trahit en rien l’esprit du Bateau Ivre. Oui, sa flamme scintille, oui le flambeau peut être repris. Notre volonté à tous fera la différence !
Milles Sabords ! Tous sur le pont moussaillons !
Les Tee Shirts Collectors du Collectif Ohé du Bateau sont en vente 10€.

