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Mise en place Distillerie Culturelle

Mise en place Distillerie Culturelle

1-Objectif : préparation d’une réunion publique de  présentation des différents Labos de la distillerie Culturelle et de son fonctionnement début mars.

Cette réunion publique début mars conviera l’ensemble des associations, organisations, citoyens intéressés par le projet de distillerie culturelle portée par l’Association Ohé du Bateau et souhaitant s’investir dans la mise en place concrète des premiers laboratoires.

L’objectif final étant l’organisation d’une journée/week-end de préfiguration d’une saison culturelle fin septembre devant le Bateau. (Demande d’autorisation à la ville de Tours/préfecture en cours).

2-Calendrier prévisionnel :

5 mars : début de constitution des Labos avec un référent par Labo.

Date souhaitée : mardi 12 mars 20h30. Lieu souhaité : Centre social du SANITAS

5 mars-5 avril : chaque référent mobilise les organisations, associations et individus qui se sont déjà fait connaître et celles et ceux susceptibles d’être intéressés par les différents Labos.

Début avril : réunion de chaque Labo, tour de table, présentation du projet du Labo, présentation des modalités de fonctionnement du Labo, présentation du cahier des charges et de la fiche technique de la manifestation de septembre.

Début mai : réunion de chaque Labo, ébauche de la proposition de chaque Labo.

Fin mai : proposition de programmation définitive de chaque Labo. Seuls les Labos regroupant entre  5 et 15 membres seront validés et considérés comme opérationnels. Si aucun Labo n’arrive à cette taille critique, cela signifiera l’échec de la mobilisation autour du projet de distillerie culturelle et l’arrêt du projet.

Début juin : validation de la programmation définitive, calendrier d’organisation.

Début juin-15 juillet : préparation artistique, technique, logistique, administrative.

Fin septembre : journée/week-end Ohé du bateau, préfiguration d’une saison culturelle, présentation de la distillerie culturelle et de ses objectifs.

3- Manifestation d’Ohé du Bateau fin septembre :

Vu le blocage actuel du projet cette manifestation se veut être une préfiguration de ce qu’il serait possible de faire par la suite, de l’installation des éléments et de la mise en chauffe de la distillerie. Il s’agit de par la réussite de cette manifestation de « convaincre les sceptiques » de la qualité, de l’originalité et de l’efficacité de ce projet de distillerie culturelle, il s’agit d’une « épreuve test ».

De ce fait, la programmation se fera sur une base du soutien et donc du bénévolat de la part de tous les artistes, associations, organisations et intervenants programmés avec néanmoins un défraiement possible.

4- Modalité de fonctionnement des différents  Labos :

7 Labos sont pour l’instant esquissés :

Labo Théâtre

Labo Musique

Labo Arts Plastiques

Labo Ciné/photo

Labo Débats de société

Labo Danse

Labo Littérature

Chaque Labo possède une certaine autonomie et en tant qu’élément constitutif à part entière de la distillerie doit respecter certaines modalités essentielles dans son fonctionnement. Les membres des labos, les laborantins, doivent lors de chaque réunion :

-veiller à la convivialité en apportant un coup à boire ou à manger

-désigner un animateur

-désigner un ordre du jour

-désigner un secrétaire de séance qui transmettra un compte rendu à l’ensemble de la  distillerie

-organiser un tour de table

-prendre les décisions par un consensus de l’ensemble des membres du Labo

-constituer une liste mél par Labo

-décider de la date de la future réunion par un sondage (doodle), un minimum d’une réunion par mois est nécessaire.

Rappel du Principe de la distillation culturelle (source : Wikipédia)

(…)Cette distillerie culturelle développe un nouveau rapport entre les citoyens et la culture. Les sociétaires volontaires ont la possibilité de prendre des responsabilités dans la gestion de la SCIC, dans le fonctionnement de la salle, du bar culturel et peuvent participer aux différents laboratoires de la distillerie qui élabore une partie de la programmation.

Le procédé utilise la différence de volatilité (capacité à s’évaporer selon la température) entre les constituants (citoyens, associations d’éducation populaire, chercheurs, compagnies, artistes, musiciens, chanteurs, poètes, danseurs, acteurs, performeurs, clowns, producteurs, comités d’entreprises, collectivités territoriales) afin de les sublimer : le composé le plus volatil s’évaporera plus facilement et composera la majeure partie des vapeurs. Il est ainsi possible de créer une phase gazeuse ayant une composition différente du mélange initial. Les constituants sont essentiellement issus du terroir culturel et intellectuel.  Parcondensation de ces vapeurs, une œuvre, un spectacle, une conférence, un débat, une rencontre,  appelé distillat, peut être récupéré avec une concentration élevée du composé le plus volatil.

Le distillat n’est pas un produit pur : il contient encore une petite quantité des autres composés du mélange initial. Il faut dès lors répéter l’opération d’évaporation-condensation avec le distillat afin de concentrer davantage le composé le plus volatil et prévoir plusieurs séances. Ceci est effectué dans une colonne de distillation, une salle de 300 places avec la fosse ou d’une taille plus petite dans une configuration café-concert ou bar culturel et se nomme la distillation fractionnée.

La distillation culturelle

La distillation culturelle est un procédé de séparation de mélange de substances artistiques et intellectuelles dont les températures d’ébullition sont différentes. Elle permet de séparer les constituants d’un mélange social, culturel et urbain afin d’en obtenir une essence de très grande qualité. Les constituants sont issus principalement du terroir culturel et intellectuel local. Sous l’effet de la chaleur, les substances se vaporisent successivement sur la ville, l’agglomération, le département, la région, le pays et par delà les frontières. La vapeur créative obtenue est liquéfiée pour donner le distillat qui peut présenter des formes diverses de productions de l’esprit.

Histoire de la distillation

Montage de distillation de Zosime, dans Marcelin Berthelot, Collection des anciens alchimistes grecs (3 vol., Paris, 1887-1888).

La distillation culturelle

La distillation culturelle voit le jour en 2013 dans la ville de Tours à l’occasion de la reprise d’une salle de spectacle « Le Bateau Ivre » par un collectif de citoyens, d’associations et d’acteurs culturels qui parviennent à créer une SCIC dans laquelle deviennent sociétaires pour la première fois plus de 3000 citoyens, 85 associations, 8 collectivités territoriales, 35  comités d’entreprises, 48 entreprises privées. Cette distillerie culturelle devient un outil au service des associations d’éducation populaire, des compagnies de théâtre, des groupes musicaux émergents localement ou plus reconnus, des artistes des différents champs disciplinaires, des festivals qui cherchent un lieu de 300 places. L’objectif étant de favoriser et développer l’émergence, la production, la diffusion d’artistes du terroir ainsi que de favoriser les rencontres intellectuelles dans les différents domaines de recherche en coopération avec les association d’éducation populaire et les intellectuels.

La distillation a permis de produire des richesses matérielles aussi importantes que le parfum, l’alcool, le pétrole et le vin, produits qui ont radicalement bouleversé nos sociétés, durablement marqués nos modes de vie et profondément influencés notre culture. La distillation culturelle marque une nouvelle étape dans l’histoire de la distillation en s’attaquant enfin aux œuvres de l’esprit et en visant une production de richesses immatérielles.(…)


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