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Le labo modèle économique, financement et gouverna...

Le labo modèle économique, financement et gouvernance avance !

 Ce mardi 10 juin, un labo s’est encore réunit pour cette fois avancer sur la gouvernance, le modèle économique et le financement du projet du bateau . . . rien que ça !
Nous avons déconstruit la précédente étude de faisabilité pour la remettre au goût du jour car le contexte et les visions ont changé, tant politiquement qu’au sein du collectif. Nous sommes finalement parvenu à extraire l’essence de ce que serait le projet « a minima » pour pouvoir ouvrir et nous lui avons ensuite ajouté des « modules », non moins nécessaires si l’on souhaite donner au bateau l’ambition d’un véritable projet innovant et collectif. L’idée n’est donc pas de prioriser ce qui est important et ce qui l’est moins, mais bien de nous permettre de mieux distinguer les différents postes de dépenses.
Vous êtes bien entendu invités à nous faire part de vos impressions et réaction 😉
        

Le cœur du projet

Nous sommes partis sur un mode de fonctionnement le plus léger possible en faisant appel aux sociétaires / adhérents de la structure juridique :
  • Il n’y a pas de programmateur, de régisseurs ou autres salarié que l’on trouve habituellement dans une salle de spectacle, mais uniquement un animateur. Son rôle est de gérer les réservations, le lien avec l’extérieur (dans le cadre des représentations) et la communication, avec le soutien des labos.
  • Les sociétaires/ membres usagers sont sollicités pour gérer le bar
  • Il revient aux artistes (adhérents, sociétaires ou non) de faire la démarche de réserver la salle afin d’y effectuer des représentations en gérant leur billetterie et leur matériel.
  • Un réseau de prestataires est mis à disposition des artistes souhaitant réserver la salle pour l’ensemble des tâches qu’ils ne souhaiteraient pas prendre en charge (location du matériel, accueil, billetterie, sonorisation, lumière, . . .)

[module 1] La vie associative – ou coopérative

Nous proposons de distinguer, sans le rendre facultatif, la partie animation du collectif en interne et les relations avec l’extérieur (exportation de la distillerie culturelle sur les territoires).
  • Un salarié est chargé de l’animation de la démarche participative en interne (lien entre les labos, vie de la structure) et en externe (lien avec des écoles, des centres sociaux, les habitants, . . .)
  • Les labos et au delà l’ensemble des adhérents et sociétaires (qu’ils soient citoyens, artistes, personnes morales, . . .) reste au centre du projet de distillerie. C’est leur existence et la place qui leur est donnée qui sera garante de la diversité du projet, de son intégration sur le territoire afin qu’il ne se limite pas à une salle de diffusion.
  • Des mises à disposition du bateau sont prévues (manque à gagner) pour les adhérents/ sociétaires actifs au sein des labos afin d’assurer des propositions différentes dans le lieu et à l’extérieur (autour du manifeste, des création moins conventionnelles, des activités bénévoles, . . .). Ces membres actifs peuvent aussi bien être des compagnies que des individuels amateurs, que des centres sociaux ou des écoles, . . .
=> Un équilibrage est à faire pour décider du temps réservé aux activités non rémunératrices

[Module 2] Les ouvertures et services « en plus »

L’objectif est ici de proposer des ouvertures qui ne soient ni des représentations ni des temps de vie interne, mais des activités annexes à même de faire vivre le lieu. Elles seront assurées par les ceux qui le souhaitent sans faire appel à des salariés de la distillerie :
  • Expositions
  • Ouverture à des groupes scolaires (visites, mise à disposition du lieu pour des représentations, . . .)
  • Restauration temporaire à des occasion spécifiques avec mise en valeur du terroir (produits locaux, . . .)
  • Location de bureaux / ateliers ( a voir sous quelle forme, pour quelle durée, pour quel public, . . .)
  • extension des différents festivals en tout genre

La gouvernance

Étant donnée la structuration actuelle du collectif, il nous semble illusoire de souhaiter monter dés le départ une SCIC, cela nous semblerait plus raisonnable de le voir comme un objectif à 2/3 ans. Cette question devrait faire l’objet de débat lors de la prochaine rencontre de la distillerie.
Quoi qu’il en soit, la structure qui sera créée comportera dans tous les cas différents types d’acteurs, qui trouverons tous un intérêt à faire partie activement du collectif (mise à disposition à des tarifs réduits ou gratuitement, plus valu pour le territoire, réseau d’acteur facilitant les projets de création, participation au projet, . . .). L’enjeu est donc de continuer à progresser dans notre manière de faire vivre ce collectif pour assurer des coûts de fonctionnement le plus faible possible au projet tout en bénéficiant d’un contenu suffisamment riche.

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